Partir après avoir laissé une cadeau aussi magistral que votre dernier album, Monsieur Bowie, c'est la classe suprême.

Jusqu'au bout, nous accompagner de votre voix de crooner carrément déjanté, mais toujours si élégant, même lorsque votre look était plus qu'extravagant, nous offir votre visage émacié, nous proposer une nouvelle exploration musicale, jazzy et exigeante...

Je vous ai tant aimé, Cher David.

J'ai découvert avec étonnement "l'homme qui voulait vendre le monde",

plané en me demandant s'il y avait vraiment de "la vie sur Mars"",

essayer de rester pour toujours une "rebelle, rebelle",

me suis sentie très "mode" et j'ai même été tentée par la "Gloire",

je me suis "laissée danser", tant et tant de fois,

adonné à "l'amour moderne" et j'ai bien fait,

Cru que oui, nous pouvons tous être des "héros" pour un jour,

J'ai adulé Ziggy, adoré le mince duc blanc, plaint le triste clown d'ashes to ashes - qui reste mon titre préféré.

Oh oui, Cher David, je vous ai tant aimé.

Je pourrais aussi vous dire que j'ai pleuré sur Furyo, frissonné en vous découvrant vampire, tant regretté de ne pas vous avoir vu joué "Elephant mann", mais me suis consolée en allant voir la belle exposition qui vous a été consacré...

Vous allez me manquer, David...

Vous êtes à tout jamais une "étoile noire", poussière étincellante qui aura su nous combler de vos délires cosmiques, planète libre dans l'univers du rock.

Mais tel Lazare, vous viendrez encore, au delà de la mort, susurrer de curieux messages à notre oreille.

Classieux, David, classieux.